Postulats Bonny - Grand Conseil vaudois


Le 30 août, les 2 députés combiers, soutenus par 114 membres du parlement vaudois, ont déposé un postulat demandant "une analyse globale de la gestion des volumes en explorant toutes les pistes possible pour améliorer tant la situation thermique que les débits d’étiage de l’Orbe".

Pour ce faire, deux études avec les autorités françaises portant sur sur la faisabilité technique et environnementale d’une surélévation du niveau d’eau du lac des Rousses pour assurer un stockage temporaire jusqu’en été afin d’améliorer le débit d’étiage de l’Orbe ainsi que sur l'alimentation de l’Orbe par des couches plus profondes du lac  lors des épisodes caniculaires permettant ainsi d’avoir une dotation en eau plus fraîche sur le cours d’eau.

L'intervention du député Dominique Bonny

Le texte du postulat

Eau lac des Rousses Haut

 

Monsieur le Président, Mmes et Mrs les CE, chers collègues,

 

Voilà encore une intervention de plus nous direz vous concernant l’Orbe supérieure.

 

La problématique de cette rivière a déjà fait l’objet de plusieurs interventions dans notre Grand Conseil.

 

Après le postulat qui a aboutit avec la mise en place du suivi de ce cours d’eau par la DGE, cadré par la convention franco-suisse, nous nous sommes penchés, chers collègues, sur l’application et le respect des bassins versants et plus récemment sur une réflexion de boisement des rives de l’Orbe.

 

Comme vous le voyez, nous essayons d’agir sur plusieurs fronts. Aujourd’hui, nous demandons que ce postulat cosigné par les 2 députés de la Vallée de Joux, Nicolas Rochat et moi-même s’inscrive dans le suivi conduit par la DGE. Lors de son dépôt, ce texte a été paraphé par 114 membres de notre parlement. Nous profitons de vous remercier, chers collègues, pour votre appui et votre intérêt à ces problèmes récurrents que connaît le cours d’eau.

 

Nous rappelons que l’Orbe prend sa source à la sortie du lac des Rousses plus précisément à la Planche Paget. (PHOTOS no 1 et no 2)

 

Cet ouvrage a été construit en 1992 par les français dans le but de conserver une certaine quantité et une retenue d’eau pour le pompage de leur eau potable.

 

Depuis les années ont passé et la consommation d’eau multipliée. Après avoir été consommée cette eau ne revient pas naturellement sur le bassin versant du Rhin mais descend, après épuration, sur le bassin du Rhône.

 

Il est tout autant surprenant de constater que l’eau cette rivière est plus chaude en haut à sa source qu’en aval, alors que le contraire est plutôt la règle. Ce phénomène de température élevée couplé au faible débit du cours d’eau provoque une maladie mortelle chez les alevins des salmonidés.

 

Les études connues à ce jour montrent que cette maladie rénale proliférative appelée MRP a disparu près de Vallorbe après que l’eau soit passée par les couches karstiques de notre jura.

 

En conclusion à ces propos, ce postulat demande 2 choses :

 

1) Une étude et une réflexion avec les autorités françaises sur la faisabilité technique et environnementale d’une surélévation du niveau d’eau du lac des Rousses pour assurer un stockage temporaire jusqu’en été afin d’améliorer le débit d’étiage de l’Orbe.

 

2) Une étude et une réflexion avec les autorités françaises pour effectuer une alimentation de l’Orbe par des couches plus profondes du lac lors des épisodes caniculaires permettant ainsi d’avoir une dotation en eau plus fraîche sur le cours d’eau.

 

En résumé, nous demandons une analyse globale de la gestion des volumes en explorant toutes les pistes possible pour améliorer tant la situation thermique que les débits d’étiage de l’Orbe.

 

Tenant compte que ce postulat relève d’un caractère technique lié au suivi de la DGE sur l’Orbe, nous demandons son renvoi direct au CE.

 

Nous remercions le Conseil d’Etat de faire diligence à ce postulat.

 

 

 

La Vallée de Joux, le 30 août 2016

Député Bonny Dominique

 Député Rochat Fernandez Nicolas